mardi 3 février 2015

Idée reçue #5 : Camembert VS Tomme, qui est le plus gras ?

Les gens pensent souvent que les fromages à pâtes molles (type camembert) sont plus gras que ceux à pâtes dures (type tomme) ...
Erreur ! Les pâtes molles contiennent plus d’eau, donc proportionnellement moins de matières grasses que les pâtes dures...




Moins le produit est riche en eau, plus il est « concentré » en ses autres composantes de manière générale : à méditer !

 Sur l'étiquette, la teneur en lipides/matières grasses (M.G.) est indiquée pour 100 g de produit fini (et non plus sur la matière sèche)

Quelques exemples :

  •     Fromage frais (type Saint Môret) : 3,18% de M.G.
  •     Camembert : 21% de M.G.
  •     Fromage fondu : 21,7% de M.G.
  •     Munster : 28,5% de M.G.
  •     Emmental : 28,6% de M.G.
  •     Cantal : 30,3% de M.G.
  •     Roquefort : 32% de M.G.

Une portion de fromage = 30 g (le fameux 8e de camembert) ou la taille de votre pouce


Les fromages sont riches en AGS (Acides Gras Saturés) d'origine animale dont les apports doivent être contrôlés en raison de leur impact sur les maladies cardio-vasculaires...




 

Une portion de 30 g/jour trouve néanmoins sa place dans une alimentation équilibrée parmi les 3 à 4 portions de produits laitiers (½ écrémés ou écrémés lorsque l'on contrôle l'apport énergétique) recommandés quotidiennement, ceci en raison de la richesse du fromage en calcium (de 100 à 1200 mg aux 100 g, les pâtes dures étant les plus riches en calcium) et pour ses protéines de haute qualité (7 à 30 g de protéines aux 100 g).


comparaison de quelques produits à la portion















Attention à la teneur des fromages en sodium également : de 30 à 1600 mg de sodium aux 100 g, soit jusqu'à 4 g de sel... (1 g de sel = 400 mg de sodium).

MAR.


mardi 13 janvier 2015

Top Chrono #5 : Et si on faisait du thé ?

Le temps de faire chauffer l'eau, laissez infuser 2 à 5 minutes et c'est prêt ! Vous avez ensuite tout le temps  de le savourer.


Ok... ça ne "nourrit" pas (quoique), mais le thé reste un plaisir gustatif, le thé hydrate, réchauffe, détend, aide à se concentrer...




A déguster de préférence à distance des repas car les tanins du thé nuisent à l'absorption du fer. Et à éviter le soir (après 17h) pour ceux qui ont du mal à s'endormir.


Comment bien préparer le thé ?
Comme vous l'aimez ;)

Puisqu'on est là, autant prendre le prétexte de ce "Top Chrono" pour vous parler un peu plus du thé :)

2ème boisson la plus consommée au monde après l'eau (n'en déplaise à une célèbre marque de cola), le thé participe à la couverture des nos besoins hydriques journaliers. Ces derniers correspondent environ à la consommation de 8 à 10 verres d'eau par jour.

Plus qu'une boisson

Mais le thé est bien plus qu'une boisson et on lui attribue traditionnellement (et souvent à raison) de nombreuses vertus...il aide à la digestion et est un allié précieux pour lutter contre les grignotages.
Attention toutefois à ne pas dépasser une consommation moyenne de 4 à 6 tasses de thé par jour (1 tasse = 250 ml avec 2,5 g de thé en moyenne par tasse), surtout pour le thé vert, le plus concentré en principes actifs, théine et catéchines notamment. Actions connues des catéchines : antioxydant puissant (famille de flavonoïde), augmentation du métabolisme de base, meilleure répartition des graisses corporelles, réduction du taux de cholestérol. Un excès serait toxique pour le foie (toxicité des catéchines pour l'hépatocyte au delà de la dose journalière admissible - DJA - de 0,5 mg/kg/j et surtout à jeûn), au-delà de l'effet exitant de la théine (même substance que la caféine). Le thé vert contribuerait également à la prévention de certains cancers (sein, poumon, oesophage, prostate, foie, peau. Les études cliniques ne seraient cependant pas assez nombreuses à l'heure actuelle pour confirmer les effets du thé vert chez l’être humain).

La qualité d'un thé peut varier selon la région de culture, le moment de cueillette et le mode de préparation (en vrac, en feuille entières, en brindilles ou en sachets individuels). De mauvaises conditions de stockage peuvent également altérer la qualité du produit. Ses composés sont sensibles à la chaleur, à l'air et à la lumière (un vieux thé mal stocké aura donc moins d'intérêt).

Il y en a pour tous les goûts














Thé vert, thé noir, thé blanc, thé rouge, thé au jasmin, thé vanille, aux fruits rouges, aux agrumes, earl grey... mille et une saveurs à découvrir.

Le thé est une boisson plaisir et santé pour zéro calories, ou presque !
Selon vos goûts, votre profil pondéral ou pathologique, vous pouvez agrémenter votre thé de miel, de sirop d'agave, de stévia etc... Et si parmi vos bonnes résolutions 2015 figure "boire mon thé sans sucre", sachez que la persévérance paiera. Au début, vous ferez peut-être la grimace, mais au bout d'une semaine, votre palais se sera habitué à ce "nouveau" goût.  


"Astuces" pour lui rajouter encore un intérêt nutritionnel 

 *Pour un supplément de vitamine C et un effet anti-oxydant décuplé : sachez que le citron booste les effets du thé vert. Quelques traits de citron pressé et hop, le tour est joué  (personnellement, j'adore !)

*Pour ceux ceux qui ont des besoins élevés en calcium : adolescents, femmes enceintes et allaitantes, personnes âgées, sportifs. Utilisez une eau minérale calcique, c'est-à-dire riche en calcium (plus de 150 mg de calcium/litre) : Hépar (550 mg/L), Courmayeur (517 mg/L), Contrex (486 mg/L), Vittel (202 mg/L)...
Le calcium contribue notamment à la formation des os et des dents et est indispensable à la contraction musculaire.
NB : avec ce type d'eau, la sensation "rapeuse" du thé en bouche sera plus importante, ne laissez pas trop infuser... à vous de tester.

*Pour ceux qui ont besoin de magnésium : tout le monde ! La carence en magnésium est fréquente dans la population française... Utilisez les eaux riches en magnésium (plus de 50 mg de magnésium/litre) : Hépar (110 mg/L), Contrex (84 mg/L), Courmayeur (67 mg/L)...

Les besoins en magnésium sont de 200 à 300 mg par jour chez l'adulte. Les principales sources alimentaires en magnésium sont les fruits et légumes, les oléagineux, le cacao et les céréales complètes, mais compléter ses apports avec une eau minérale riche en magnésium, d’autant plus si l'on ressent une fatigue générale, des douleurs musculaires et des crampes peut s'avérer judicieux (et sans calories supplémentaires). Par ailleurs, le magnésium qui intervient dans plus de 300 réactions métaboliques, est indispensable au relâchement musculaire, aide à lutter contre le stress, les palpitations et la constipation.

*Pour les personnes personnes souffrant de calculs rénaux, utilisez des eaux faiblement minéralisées : Volvic, Evian, Spa reine, Mont Roucous, Valvert.

Les puristes vous diront qu'une eau faiblement minéralisée préserve mieux le goût du thé. L'eau du robinet filtrée en carafe est aussi une option à tester.

*Contre indications à la consommation de thé : douleurs abdominales ou problèmes hépatiques (demander un avis médical), dénutrition. Précautions à prendre chez les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes présentant une carence en fer, un ulcère gastrique ou duodénal.

Bonne dégustation !

MAR.

mardi 6 janvier 2015

Kezako #5 : C'est quoi la néophobie alimentaire ? 1ère partie

Votre enfant repousse son assiette et/ou commence (presque) tous ses repas par un "Beurk ! J'aime pas !"...?
OK, c'est agaçant mais c'est un comportement NORMAL et universel.  Votre enfant est dans sa période de néophobie alimentaire, littéralement "peur de la nouveauté" alimentaire. Celle-ci débute généralement vers l'âge de 2 ans, est particulièrement intense entre 4 et 7 ans, puis disparaît vers l'âge de 10-11 ans.

Votre enfant n'est donc pas plus "difficile" que les autres. Il fait au contraire preuve d'un certain instinct de survie en étant réticent à introduire un aliment nouveau dans sa bouche. Manger n'est-il pas  "un simple acte visant à assurer notre survie" ? (qui a répondu non ^^ ?)



Avant cette période, la nouveauté - accompagnée d'une gratification affective - est plutôt stimulante pour votre enfant...ce revirement d'attitude est d'autant plus déstabilisant.
Tachez donc de rester zen et bienveillants et questionnez-vous : pourquoi perds-je patience ? Quel est l'enjeu ? Mon enfant doit-il vraiment finir cette assiette ?

Comment se manifeste cette néophobie ?

Source de conflits parfois intenses au moment des repas, la néophobie alimentaire n'est donc, je le repète, ni un caprice, ni un trouble alimentaire et fait partie du développement habituel de l'enfant.
Il est tout aussi légitime que vous vouliez apporter une alimentation saine à vos enfants pour leur garantir d'un développement intellectuel et physique satisfaisant...

L'enfant peut notamment :

    Trier les aliments mélangés                                        
    Examiner les aliments
    Grimacer
    Mâcher longuement
    Tourner et retourner les aliments avec la fourchette
    Refuser l’aliment sans le goûter
    Recracher
    Sentir l’aliment
    Vomir lorsque forcé d’avaler
    Repousser l’assiette ou la cuillère
    Détourner la tête
    Refuser d’ouvrir la bouche 


Pour l'annecdote, petite, mes repas pouvaient durer jusqu' à 2 heures... un vrai "calvaire". Plus tardivement, j'ai souvenir d'avoir un jour "rendu" le riz au lait que l'on m'avait forcée à manger à la cantine sur les chaussures de mon "tortionnaire"... question de texture.
Même si je me suis réconciliée il y a peu avec le riz au lait, il est encore des choses que je ne "peux" manger, question de texture, mais sans que cela n'ait d'impact sur ma santé ou ma vie sociale.
C'est là que se situe la frontière avec un trouble alimentaire : la néophobie alimentaire de l'adulte ou le trouble de l'alimentation sélective (le plus souvent restrictive), "selective eating disorder" (SED) chez nos cousins anglo-saxons. Je vous en parlerai plus en détail dans la troisième et dernière partie de cet article. 
Pour le moment sachez donc que si vous n'avez accepté de manger quasiment rien d'autre que de la purée et du jambon jusqu'à l'âge de 12 ans, mais que depuis vous mangez de tout - ou presque, chacun ses goûts ;)... tout va bien !


Un phénomène multifactoriel :

1/ Il y a tout d'abord une composante sensorielle dans le rejet alimentaire:

Globalement, les aliments amers et au goût fort (et les moins caloriques) font le plus souvent l'objet du rejet.

En dehors de grandes variabilités du goût chez chaque individu, les enfants possèdent plus de papilles gustatives que les adultes. celles-ci s'émoussent avec l'âge. Pour les enfants les plus sensibles à l'amertume, la perception d'une simple note dans certains légumes pourrait expliquer le rejet de ces aliments.
Le goût sucré étant "inné", il y a peu/moins de rejets de ce côté (notamment concernant les fruits).

2/ En dehors de toute caractéristique sensorielle, les aliments "bien connus" par l'enfant seront mieux acceptés
On touche au coeur de la néophobie. Il s'agit ici de la familiarité que l'enfant a pu développer (ou pas) avec les aliments.
Il existe par ailleurs divers degrés d'intensité dans la manifestation de cette néophobie enfantine :
  • certains enfants refusent catégoriquement de consommer des aliments nouveaux
par "nouveau", il peut aussi s'agir de la forme, du mode de préparation, de l'ajout d'un simple brin de persil en décoration, d'une sauce qui vient "dégouliner" sur ses petits pois "qu'il aime pourtant d'habitude", de ce "truc noir" dessus, de ce petit bout de gras, etc...
  • les moins néophobes acceptent de goûter à force d'ENCOURAGEMENTS (évitons les menaces please)
  • d'autres sont même capables de reconnaître qu'après tout, ce n'était pas si mauvais
Pourquoi ?
Parmi les hypothèses avancées, une hypersensibilité de certains enfants ou traits de caractère : anxiété, émotivité accrue, angoisse "d'incorporation" etc, et/ou sensibilité des sens du goût et de l'odorat.

3/ C'est aussi la période du "NON" et de l’affirmation de soi
Les refus alimentaires participent à cette affirmation de soi, surtout par rapport aux parents. L’enfant peut acceptera de manger ses courgettes à la cantine ou chez mamie, mais pas à la maison...

Parfois l'alimentation de l'enfant peut se limiter à certaines textures, groupes d'aliments ou marques déjà connues, en préférant les féculents (pâtes, riz, frites), les gâteaux, le chocolat, les bonbons, les chips...


Quand s'inquiéter ?

Si votre enfant délaisse à la fois les fruits et les légumes, la viande, le poisson, les oeufs, si vous soupçonnez des carences, s'il perd ou prend trop de poids. Toute cassure de la courbe de croissance staturo-pondérale de votre enfant doit de façon générale vous faire consulter votre médecin ou votre pédiatre.


Comment limiter cette réaction de rejet ?

(Et éviter que des "blocages" ou de mauvaises habitudes perdurent au-delà)

Une des hypothèses majeure repose sur une diversification alimentaire bien menée, riche en découvertes et la plus variée possible avant l'âge de 2 ans (voir kezako n°4).
Nous n'aborderons pas ici en détail les questions d'évolution de texture de l'alimentation (passage de la texture lisse aux petits morceaux par exemple) mais sachez que celle-ci peut aussi être perturbée par la maturité (ou non) des capacités de mastication et de déglutition de l'enfant... Inutile donc de forcer un tout petit à manger des morceaux s'il les recrache en pleurant systématiquement, hein.

Mais une fois cette "fenêtre" de diversification passée, comment faire ?
Il s'agit "d'apprivoiser" la nouveauté ! Si votre enfant est en âge de regarder le dessin animé "Ratatouille", certains passages sont une bonne illustration du "feu d'articice" sensoriel physico-chimique (vue-toucher-ouïe-odorat-goût) que vous pouvez essayer d'expérimenter ensemble tout en replaçant l'alimentation dans ses contextes ludique, fonctionnel et hédonique.
Enfin, soyez persévérants... et bienveillants. A long terme, l'acceptation - d'un même aliment, sous une même forme ! - se fera au bout de 7 à 10 ingestions minimum de l'aliment "nouveau". L'enjeu n'est pas que l'enfant mange un plat entier de cet aliment mais qu'il y goûte (encore et encore...), vous augmenterez les quantités plus tard. Il a aussi été prouvé qu'un climat détendu apportait de meilleurs résultats qu'un climat trop autoritaire/ de contrainte. De façon générale, l’attitude des parents peut influencer significativement les comportements alimentaires.

Je vous proposerai des exemple de situations et solutions concrètes pour faire face à cette période POUR QUE VOTRE ENFANT MANGE LE PLUS EQUILIBRE POSSIBLE, SANS CARENCES NUTRITIONNELLE ET SOIT EN BONNE SANTE, sans traumatisme ni culpabilité, dans la deuxième partie à venir de cet article... stay tuned !

D'ici là, n'hésitez pas à m'envoyer vos questions et/ou témoignages sur le blog, la page facebook ou en message privé et à partager vos expériences.


MAR.


vendredi 19 décembre 2014

Kezako #4 : C'est quoi (ou quand) la diversification alimentaire ?

C'est quand bébé va enfin pouvoir manger autre chose que du lait ( lait maternel ou lait infantile 1er âge ) !


Les recommandations officielles ont changé en 2014. Le début de cette période se situe entre 4 mois révolus et 6 mois.






Il est des sujets comme ça qui refont surface au bon moment. Pour la petite histoire, à Noël 2007, lorsque mon premier enfant eût atteint l'âge de 4 mois et demi je me souviens avoir eu une conversation avec ma propre mère qui voulait faire goûter de la mangue à ma puce... alors que dans mon "guide" de jeune mère il était clairement stipulé de ne pas introduire les fruits, surtout exotiques, avant l'âge de 6 mois révolus. Je "lachais" finalement l'affaire devant ses arguments imparables : J'avais eu droit au même traitement à son âge et je n'en étais pas morte ( d'ailleurs ma mère étant née au Vietnam, la mangue n'a pour elle rien d'exotique ) Et puis les modes changent m'a t-elle dit ! "A mon époque les pédiatres disaient 4 mois, maintenant 6... tu verras on y reviendra, comme pour l'allaitement ! Une mode je te dis..." A l'époque je n'étais pas encore diplômée de diététique mais je reconnais aujourd'hui que ma mère avait fait montre d'une bonne intuition. 


Sans en faire tout un plat ( un repas ne doit pas devenir une corvée ou tourner au conflit, et ce à tout âge ) voici pourquoi une introduction progressive des aliments est de mise chez les tout petits :

1/ Avant tout pour diminuer le risque d'allergie, surtout chez les enfants ayant un terrain familial qui les y prédispose.

Aujourd'hui les recommandations officielles reposent sur une "fenêtre de tolérance" entre 4 et 6 mois.
Les comités d’experts recommandent d’introduire progressivement toutes les classes d’aliments (fruits, légumes, viande, poisson, œuf entier et céréales avec gluten) entre 4 et 6 mois, sous forme mixée, chez tous les enfants, y compris chez les enfants à risque allergique et les enfants allaités. En effet, introduire toutes les classes d’aliments avant 6 mois diminuerait le risque d’allergie. Certains pédiatres recommandent toujours d'attendre les 6 mois révolus de l'enfant avant de débuter la diversification.

2/ Eduquer le goût de bébé : on introduit 1 seul aliment nouveau à la fois, on varie les goûts, les couleurs, les odeurs !

3/ Pour fournir à l'enfant des aliments que son corps est capable d'assimiler, à la fois en terme de qualité (quelle famille d'aliment, quelle texture) et de quantité.

Et oui ! Le système digestif a besoin d'encore un peu de temps pour parvenir "à maturité" de même que la capacité de l'enfant à mastiquer et à déglutir.
A 4 mois, bébé n'est pas encore prêt à manger du steack haché ! On introduit d'abord les légumes et les fruits, qui doivent être cuits (ou très mûrs pour les fruits) et finement mixés ( texture lisse ), voire délayés dans un biberon.

Retrouvez ce tableau ainsi que les recommandations du PNNS sur le site manger-bouger 

Cette phase de diversification progressive se poursuit jusqu'aux 3 ans de l'enfant.








Ces étapes à respecter peuvent sembler du bon sens à certains, or 82% de petits entre 9 mois et 2 ans mangent déjà comme leurs parents... avec une consommation de lipides, glucides et protéines parfois bien trop élevée favorisant très tôt l'obésité…

Les bonnes ( de préférence aux mauvaises ) habitudes alimentaires se prennent tôt !

Dans tous les cas, n'hésitez pas à vous renseigner auprès d'un professionnel de santé spécialiste de l'alimentation des tout petits.


MAR.


mardi 16 décembre 2014

Idée reçue #4 : Si je bois trop d'eau je vais faire de la rétention d'eau

Que nenni et bien au contraire !
A moins d'une pathologie avérée (ascite suite à de graves problèmes hépatiques par exemple, insuffisance rénale) ne vous restreignez jamais en eau !


A mon grand étonnement cette idée reçue a encore la vie dure... De même, manger des crudités n'aggravera pas non plus la rétention d'eau. Le plus souvent, un organisme retient l'eau à cause d'une alimentation déséquilibrée et d'un manque d'exercices physiques...


Jambes gonflées et douloureuses, ventre ballonné, cellulite ? C'est peut-être la rétention d'eau...
  • C'est elle qui donne l'aspect capitonné de la lipodystrophie superficielle (comprendre cellulite avec peau d'orange).
  • Elle peut également toucher le ventre, les bras ou encore le visage (on se sent tout bouffi).
  • Elle accompagne souvent syndrome menstruel, péri-ménopause et ménopause chez les femmes (une prise de "poids" jusqu'à 2 kilos).
  • Elle est aggravée par la chaleur, le stress, par le poids, lorsque l'on prend l'avion ou lors de station debout prolongée. 

Heureusement, une alimentation adaptée et équilibrée contribue à diminuer ce phénomène.
Particulièrement conseillé :
  • Bien s'hydrater !!!!!!!!!
Je le répète, la rétention n'est pas due à une trop grande consommation d'eau et est au contraire aggravée par un manque d'hydratation qui va pousser votre organisme à "faire des réserves".
Si vous avez soif, êtes fatigués et/ou ressentez un mal de tête persistant, vous êtes déjà déshydratés...
De plus, avec l'âge on ressent parfois beaucoup moins, voir plus du tout la sensation de soif (en cause la diminution de la sensibilité à la vasopressine ou à l'ADH, l'anti-diurétique hormone)
Il est donc nécessaire de se créer des rituels pour penser à s'hydrater correctement, et ce à tout âge, et même si on n'aime pas l'eau. Thé, café (avec modération), infusions (sans sucre de préférence) contribuent également à une bonne hydratation. L'idéal est de consommer 8 à 10 verres d'eau par jour (prochainement un article consacré à nos besoins en eau).
  • A mettre au menu :
Riz complet et céréales complètes, Légumes verts et légumes secs (parmi les très diurétiques : l'asperge, le poireau,...). Fruits et légumes, crus de préférence (tous ces aliments sont riches en fibres et en eau). Avocat, saumon et autres poissons gras (riches en acides gras essentiels). Manger suffisamment de protéines (1 à 2 fois/jour) pour éviter les oedèmes.


Franchement déconseillé :
  • Les plats trop salés : charcuteries, gâteaux apéritifs, plats cuisinés industriels, fromages à pâte dure, les conserves... Evitez de resaler à table.
Le sel (qui retient l'eau dans l'organisme) aggrave le phénomène, mais ne le supprimez pas totalement, votre corps en a besoin !
Pour savoir où se cache le sel et apprendre à manger moins salé au quotidien tout en gardant une alimentation riche en saveurs, n'hésitez pas à prendre rdv avec un(e) diététicien(ne)-nutritionniste.
  • Les aliments trop sucrés (qui déstabilisent la glycémie et encouragent ce phénomène, bien connu en cas de résistance à l'insuline)
  • L'alcool et le tabac, le café et le thé en excès (qui déshydratent l'organisme)

NB : n'hésitez pas à consulter votre médecin traitant car la rétention d'eau peut aussi être liée à diverses pathologies comme évoqué plus haut, ou à des traitements. Celui-ci pourra en outre vous prescrire des bas de contention en cas d'insuffisance veineuse. Dans tous les cas, ne vous restreignez jamais en eau de vous-même. Un régime avec restriction hydrique est rare et ne vous sera prescrit que s'il se justifie médicalement !

MAR.

dimanche 14 décembre 2014

Top Chrono #4 : Glace au yaourt nature sans oeufs (et sans sorbetière)

Facile, "léger", hyper rapide (prévoir quand même 2h au congélateur avant dégustation)
Les puristes vous diront que ce n'est pas de la glace, mais vos papilles n'en ont cure !

On fait le plein de calcium et on se fait plaisir avec ce dessert glacé riche en protéines et pauvre en lipides !
Autre avantage du fait-maison : on contrôle la dose de sucre qui peut même être remplacée par de l'édulcorant.
Encore plus léger ? la même recette avec du yaourt nature 0% de Matières Grasses.


Ingrédients (pour 2 à 4 pers.) :


  • 2 yaourts nature
  • 50 g de lait en poudre écrémé
  • 20 à 30 g de sucre glace

Façon :

1/ Mélanger tous les ingrédients dans un saladier afin d'obtenir une préparation homogène.
2/ Ajouter un arôme ex: vanille, citron etc... (facultatif)
3/ Verser la préparation dans des ramequins ou dans un bac
4/ Bien couvrir et laisser reposer 2 heures au congélateur
5/ Déguster. On peut rajouter des fruits et l’accompagner de tout type de coulis

Bonne dégustation !

Valeur énergétique et composition nutritionnelle :

Pour 1 personne (160 g servis)

Energie :    150 Kcal

Protéines :    14 g
Lipides :    1,5 g
Glucides :    19 g

Calcium :    541 mg (>50% des ANC de l'adulte)

Ce dessert apporte également des quantités intéressantes de sélénium, vitamines du groupe B (B2, B3, B5 et B12 surtout) et de vitamine D.


A titre de comparaison, à quantité égale :
  • une crème glacée classique apporte en moyenne : 290 Kcal, 160 mg de calcium et seulement 6 g de protéines pour 16 g de lipides et 32 g de glucides
  • un yaourt nature : 80 Kcal, 276 mg de calcium, 7 g de protéines, 1,8 g de lipides, 9 g de glucides
  • un yaourt aux fruits au lait entier : 180 Kcal, 208 mg de calcium, 6 g de protéines, 4 g de lipides, 29 g de glucides      

Et Oui ! Vous l'aurez compris, ce dessert 100% plaisir peut rentrer dans le cadre des 3 à 4 produits laitiers par jour recommandés par le PNNS.

Il trouve également sa place dans les régimes nécessitant un enrichissement en calcium et/ou en protéines ainsi que dans les régimes hypoénergétiques et contrôlés en glucides dans sa version la plus light (édulcorant + yaourt 0% MG).

MAR.

mercredi 10 décembre 2014

Kezako #3 : C'est quoi un diététicien ?

Parce que certains me posent encore la question...

Autant la consultation pour perte de poids vient facilement à l'esprit de tous, autant les autres rôles du diététicien restent encore mal connus...




Quel est le rôle du diététicien ? quelle est la distinction entre les termes diététicien et nutritionniste ? Je vous propose de faire la lumière sur tout ceci grâce à cet article.

Définition de la profession

Art. L 4371-1 - Est considérée comme exerçant la profession de diététicien toute personne qui, habituellement, dispense des conseils nutritionnels et, sur prescription médicale, participe à l'éducation et à la rééducation nutritionnelle des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l'alimentation, par l'établissement d'un bilan diététique personnalisé et une éducation diététique adaptée.

Les diététiciens contribuent à la définition, à l'évaluation et au contrôle de la qualité de l'alimentation servie en collectivité, ainsi qu'aux activités de prévention en santé publique relevant du champ de la nutrition.


Diététicien : quel rôle dans la Société ?

Surpoids, obésité, dénutrition, diabète, cholestérol, maladies cardio-vasculaires… Autant de syndromes qui peuvent être traités et/ou prévenus grâce à un choix alimentaire éclairé.

En 2001, l’État lançait le 1er Programme National Nutrition Santé (PNNS). Même si quelques améliorations ont pu être constatées (baisse sensible du taux de surpoids et d'obésité chez l'enfant) , le constat d'un échec, particulièrement auprès des populations les plus défavorisées, s'est imposé (augmentation exponentielle du taux de surpoids et d'obésité chez l'adulte, avec toutes les pathologies associées : AVC, diabète,... et de coût pour la société que cela engendre) incitant les pouvoirs publiques à lancer un second PNNS en lui donnant de nouvelles ambitions. Il s'agit notamment de développer l'expertise et la prévention en lien avec les professionnels de santé, plus particulièrement les diététiciens-nutritionnistes.

A l'heure du « toujours plus, toujours moins cher, toujours plus vite » qui règne dans les enseignes et des « régimes miracles » qui fleurissent dans les magazines et sur Internet, le rôle d'éducation et de rééducation nutritionnelle du diététicien en tant qu'expert de l'alimentation prend toute sa valeur dans une société en perte de repères : Il s'agit d'apprendre au plus grand nombre à se nourrir sainement, que ce soit en cuisinant ou en décodant les étiquettes des préparations industrielles, et en respectant les règles d'hygiène tout en maîtrisant son budget. Professionnels, enfants, adultes, présentant ou non des pathologies (i.e. allergies alimentaires, diabète, dénutrition, obésité, etc. ), sportifs, personnes âgées, femmes enceintes... à chacun son équilibre.

Les moyens qui peuvent être déployés par le diététicien vont de la sensibilisation au suivi en consultation, en passant par des ateliers collectifs, la formation ou l’intégration d'une équipe pluridisciplinaire (restauration collective, milieu hospitalier et médical, milieu scolaire et sportif, agence d'information, services sociaux, collectivités ou milieu associatif, industrie, Recherche).


Nutritionniste, diététicien : quelle différence ?

Le terme de « nutritionniste » est un qualificatif qui ne définit pas une profession. Ce qualificatif peut être utilisé par toute personne (médecin, ingénieur, diététicien,…) ayant une formation en nutrition.

Le Médecin Nutritionniste :
Il s'agit avant tout d'un médecin (souvent généraliste, mais également spécialiste) diplômé d'une faculté de médecine. En plus de son cursus médical classique, il a suivi un diplôme universitaire ou une spécialité en nutrition. En tant que médecin, il est habilité à prescrire des médicaments ou des examens médicaux. Le médecin nutritionniste a donc une activité de la nutrition plutôt curative. Il intervient généralement auprès de patients atteints de maladies chroniques liées plus ou moins directement au métabolisme et/ou au comportement alimentaire (obésité, diabète, anorexie…).

Le Diététicien Nutritionniste:
Pour obtenir le titre de Diététicien, il faut être titulaire d'un BTS Diététique ou d'un DUT génie biologique option diététique. La formation peut être complétée par le suivi d'un diplôme universitaire « nutrition » en faculté de sciences ou de médecine.

Depuis Janvier 2007, le diététicien est reconnu comme professionnel de santé à part entière.

En exercice libéral, le rôle du diététicien est l'éducation ou la rééducation alimentaire de ses patients, malades ou bien portants. Le diététicien établit des bilans nutritionnels, prodigue des conseils diététiques, crée des régimes et programmes alimentaires adaptés et personnalisés pour chaque patient.


Le diététicien peut aussi bien suivre un patient en bonne santé, désireux de retrouver son poids de forme, qu'un patient atteint d'une maladie ou de troubles de l'alimentation (je vous ferai une liste des diverses pathologies pouvant être prises en charge une autre fois). Dans ce dernier cas, le suivi diététique se fait en complément d'un suivi médical et sur orientation du médecin (généraliste ou spécialiste).


La diététique n'est pas une discipline prise en charge par la Sécurité sociale. Les consultations de diététiciens ne sont donc pas remboursées par les caisses d'assurance maladie obligatoire. Cependant, de mêmes qu'elles remboursent de plus en plus les séances d'ostéopathie, certaines mutuelles peuvent participer au remboursement des consultations diététiques en fonction des formules.

MAR.